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Restauration des murs en pierre sèche

Art de la nécéssité

Fonctionnel avant d’être esthétique, lié intimement à la vie rurale, cet art de construire en pierre sans liant délimite les parcelles, aménage des terrasses de culture, soutient les berges et les sentiers, dévie l’eau vers les moulins….

Sans vouloir être exhaustif, l’inventaire effectué par le GAL Pays de l’Ourthe vise à découvrir les multiples atouts de ce patrimoine rural méconnu! Il possède une forte valeur identitaire paysagère et  architecturale, constitue un véritable coup de pouce à la biodiversité et un savoir-faire en passe d’être reconnu patrimoine immatériel par l’UNESCO.

De manière générale, nous distinguons  deux types de construction au sein de nos communes :

  • Mur de soutènement, le plus représenté,  pour soutenir les terres, aménager des terrasses, des sentiers et des routes,...
  • Mur de séparation pour délimiter les parcelles, créer des enclos et des soubassements d’annexe agricole.

Belles découvertes !

Notre territoire recèle de nombreux trésors. Les terrasses de culture sont tout simplement la création d’espaces exploitables en zones accidentées en changeant durablement le relief topographique. Les vastes terrasses abondent à La Roche-en-Ardenne (Deister, Gohettes, Rompré, Villez,…) et les témoins les mieux conservés se situent à Houffalize. Quant aux enclos, ils délimitent des espaces clos destinés soit à la création de potagers et de vergers, soit au pâturage. Les enclos en pierre protègent du vent et des  « visiteurs »  tout en créant un microclimat favorable à la culture. En effet, la pierre restitue durant la nuit la chaleur accumulée la journée.

Très caractéristiques, les perrés-crêtés soutiennent  les berges  de l’Ourthe et de ses affluents en offrant une meilleure résistance au courant des rivières. Le perré-crêté désigne une construction en pierre-sèche, dont les moellons sont placés sur chant. Ces murs en pierre sèche étaient aussi utilisés fréquemment pour aménager les infrastructures des moulins, bief, barrage, canaux,…

D’autres vestiges de constructions en pierre sèche liés à l’eau nous impressionnent : celui des Etangs du curé à Malempré (Manhay) et le Parc à moutons à Mont (Houffalize). Ce dernier serait  lié au nettoyage des bêtes avant la tonte et aurait permis de les « diriger » vers le cours d’eau.

Mettons aussi en exergue, la façade d’une glacière réalisée en moellons de grès sans liant à Fisenne (Erezée).

Biodiversité

L’intérêt écologique des murs en pierre-sèche réside dans le fait qu’ils reproduisent des biotopes naturels tels qu’affleurements rocheux, crêtes rocheuses et falaises : faune et flore particulières et souvent rares s’y développent.

Aux lichens pionniers succèdent les mousses, constituant le premier humus, ensuite, foisonnent les fougères, les orpins, la ruine-de-Rome, le géranium herbe-à-Robert,… tout en accueillant insectes, araignées, reptiles, amphibiens, petits mammifères, oiseaux,…

Le saviez-vous ?

Reconnu comme élément du petit patrimoine populaire wallon depuis 2010, la cellule PPPW (petit Patrimoine Populaire Wallon) de la Région wallonne octroie jusqu’à 7.500€ pour la restauration des murs en pierre sèche.

Plus d’info sur SPW Wallonie DGO4

Document(s) à télécharger

Guide technique de la pierre sèche