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Dans le cadre du lancement du projet européen « Horizont Climatic », le Parc naturel des deux Ourthes a organisé ce lundi 27 mai 2024 à Houffalize une matinée d’informations et d’échanges sur l’impact que pourrait jouer le réchauffement climatique sur nos paysages. En effet, les paysages évoluent depuis toujours et nous jouons quotidiennement dans leurs transformations. Les défis en termes de résilience sont nombreux…il est impératif d’avoir un œil sur demain. Dans ce sens, différents orateurs belges et français ont été invités pour partager leurs expériences de terrain mais également leur vision d’avenir. Après chaque intervention, un temps de questions-réponses et d’échanges étaient prévus.

Vous trouverez le lien vers l’ensemble des présentations au format pdf :

  • Le projet « Horizont Climatic » Quid sur le PNDO ? par Sébastien Este et Bastien Tribolet, chargés de mission au Parc naturel des deux Ourthes.
  • L’Observatoire Photographique du Paysage des Vosges du Nord : comment ajuster l’outil aux évolutions du territoire et du climat ? par Romy Baghdadi, chargée de mission Paysage et Transitions.
  • Le Collectif Paysages de l’après-pétrole : objectifs, outils et ressources par Agnès Jacquin, chargée de projets au Collectif Paysages de l’après-pétrole.
  • Des services écosystémiques aux services paysagers. Une approche prospective et collaborative au bénéfice de la résilience de nos paysages, par Yves Hubert, Atelier Caneva-s.

En guise de synthèse, voici quelques éléments clés mis en évidence dans la conclusion de la matinée, réalisée par Marie de Selliers de la Maison de l’Urbanisme Famenne-Ardenne.

Pour ouvrir ce séminaire, Marc Caprasse a d’emblée rappelé l’importance des enjeux futurs. Au niveau européen, avec la Convention européenne du paysage abordée par Yves Hubert ; à l’échelle wallonne, à travers la modification des outils d’aménagement du territoire et d’urbanisme (Code du Développement Territorial et Schéma de Développement du Territoire) ; ou encore à l’échelon communal (Schéma de Développement Communal ou thématiques prévu dans les six prochaines années). Afin de faire accepter ces choix et recommandations mais aussi d’avancer dans les mesures de transition et de résilience, il sera nécessaire, voire même indispensable de communiquer vers les acteurs de terrains, les usagers et les habitants là où ils sont.

Comme l’a souligné, Agnès Jacquin du Collectif Paysages de l’après-pétrole, ces transitions énergétiques constituent une opportunité pour réfléchir à nos modes de vie, à notre habitat et plus largement à la manière d’appréhender l’aménagement et l’urbanisme de notre territoire.

Par ailleurs, il a également été mis en évidence l’importance de faire face au déficit d’images négatives et de co-créer des outils d’aide à la décision. Parmi ces outils, il y en a un qui retient particulièrement notre attention étant donné qu’il fait l’objet du projet Horizont Climatic, c’est l’Observatoire Photographique Paysager (OPP) dont Romy Baghdadi, du Parc naturel régional des Vosges du Nord nous a parlé.

Quelques atouts cités d’ un OPP :

  • un support accessible à tous;
  • il permet de proposer un « regard dans le rétroviseur » pour mieux appréhender ce qui nous attend ;
  • sa durée sur le moyen et long terme ;
  • il confronte notre regard à celui d’un photographe professionnel qui peut devenir « force de proposition », de par son regard et son expérience ;
  • source d’informations, sans jugement, ce qui permet dès lors de réaliser un état des lieux et un bilan.

En outre, ces OPP peuvent se transformer en outil de réflexion sur les paysages, qu’ils soient remarquables ou du quotidien, et ainsi devenir, un objet de discussion pour tous.

L’animation est également essentielle pour que territoire et paysages fassent la paire. Chaque orateur a d’ailleurs insisté sur le fait qu’il était indispensable de fabriquer un récit commun, de construire collectivement des solutions aux défis qui nous attendent. Les ingrédients évoqués sont la connaissance des territoires mais aussi les systèmes écosystémiques, la sensibilité individuelle, la confrontation de points de vue, etc.

Pour conclure, il est important d’oser envisager l’écoute de l’autre, la co-construction de scénarios alternatifs issus notamment de la concertation. Ces démarches doivent être encadrées par des structures professionnelles neutres qui ont l’expérience de l’animation et des échanges entre différents publics. A travers cette matinée, nous avons découvert une belle palette de projets constructifs qui nous permettront d’« anticiper pour ne pas subir »…